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Dans l'étreinte du Saint Esprit

  • il y a 22 heures
  • 25 min de lecture

De la louange à l'intimité avec Dieu


« Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom donne la gloire. » (Ps 115,1)

Il existe une différence profonde entre dire des prières et se laisser réellement rencontrer par Dieu. Nous pouvons chanter, participer à la liturgie, invoquer l’Esprit Saint et servir avec générosité, tout en restant encore sur le seuil de cette relation profonde que le Seigneur désire vivre avec nous.


Au commencement de la prière, nous portons naturellement devant Dieu ce qui habite notre cœur : nos blessures, les personnes que nous aimons, les décisions à prendre, les peurs, les attentes et les désirs les plus profonds. Dieu accueille tout cela, parce qu’il est Père et qu’il veut que nous nous présentions à lui tels que nous sommes, sans masque et sans défense.


L’Esprit Saint, cependant, désire nous conduire plus loin. Il ne veut pas seulement nous aider à demander quelque chose à Dieu, mais nous apprendre à demeurer avec lui. Il nous conduit lentement de la recherche de ses dons à la contemplation de son visage, du besoin de parler à la capacité d’écouter, de l’agitation intérieure à la paix de sa Présence.


La louange ouvre ce chemin. Lorsque nous louons, notre regard se détourne des problèmes et revient vers le Seigneur. Nous recommençons à nous souvenir qu’il est bon, fidèle, saint et présent, même lorsque nous ne comprenons pas ce que nous sommes en train de vivre.


L’adoration nous conduit encore plus profondément. Nous ne louons plus Dieu seulement pour ce qu’il accomplit, mais pour ce qu’il est. Nous demeurons devant lui sans devoir rien démontrer, en laissant son amour rejoindre les espaces les plus cachés de notre vie.


C’est comme entrer dans la mer. Au début, nous restons sur le rivage et nous laissons l’eau toucher à peine nos pieds. Puis, pas après pas, nous nous laissons conduire plus loin, jusqu’à ce que ce ne soit plus nous qui nous soutenions, mais l’eau qui nous soutienne.


C’est ainsi que l’Esprit Saint agit dans la prière. Il nous apprend à abandonner le besoin de tout contrôler, à ouvrir les mains et à faire confiance. Il nous fait comprendre que Dieu n’est pas seulement devant nous, mais qu’il vit en nous et désire envelopper toute notre existence. Tel est le chemin de la louange vers l’intimité avec Dieu : non pas un effort pour l’atteindre, mais la découverte qu’il est déjà proche, qu’il nous attend et nous invite à nous reposer dans son étreinte.


Quand le chant devient rencontre

Beaucoup identifient la louange au chant. La musique possède certainement une force particulière : elle ouvre le cœur, unit les personnes et permet d’exprimer ce que les paroles ordinaires ne parviennent souvent pas à dire. La Bible elle-même est traversée par le chant : David danse devant l’Arche de l’Alliance, les psaumes accompagnent la prière du peuple et les anges proclament sans cesse la sainteté de Dieu.

« Saint, saint, saint, le Seigneur de l’univers ! Toute la terre est remplie de sa gloire. » (Is 6,3)

Cependant, la louange ne peut pas s’arrêter à la musique. Nous pouvons connaître beaucoup de chants, avoir une belle voix, bien jouer d’un instrument et participer avec enthousiasme à un temps de prière, sans être encore véritablement entrés dans l’adoration.


Le chant devient louange lorsqu’il ne sert plus à nous mettre nous-mêmes en évidence, mais nous aide à tourner tout notre cœur vers Dieu. Il devient adoration lorsque nous ne recherchons plus seulement une émotion, mais désirons reconnaître la Seigneurie de Jésus sur notre vie.


La musique est comme une porte. Elle peut nous accompagner jusqu’au seuil de la Présence, mais c’est le cœur qui doit décider d’entrer. Parfois, nous chantons avec les lèvres tandis que notre esprit reste occupé par les préoccupations, les jugements ou le désir d’être remarqués. L’Esprit Saint, au contraire, nous rappelle doucement à l’essentiel et nous invite à remettre à Dieu tout ce qui nous empêche d’être véritablement présents. À ce moment-là, la louange change. Elle n’est plus seulement quelque chose que nous faisons, mais elle devient une rencontre qui nous implique entièrement. Les paroles du chant commencent à devenir nos propres paroles, la vérité proclamée rejoint le cœur et ce qui n’était auparavant qu’une mélodie devient une profession de foi.


Nous pouvons chanter : « Jésus, tu es le Seigneur », mais l’adoration commence véritablement lorsque nous acceptons que Jésus soit le Seigneur de nos décisions, de nos relations, de nos blessures, de nos projets et même des parties de notre vie que nous voudrions continuer à contrôler. Saint Paul affirme :

« Personne n’est capable de dire : “Jésus est Seigneur”, sinon dans l’Esprit Saint. » (1 Co 12,3)

L’Esprit Saint ne nous conduit pas simplement à prononcer le nom de Jésus, mais il nous aide à lui remettre le trône de notre cœur. La véritable louange, en effet, ne consiste pas seulement à parler en bien de Dieu, mais à lui permettre de devenir le centre de notre existence.


Lorsque cela se produit, même le silence devient louange. Nous n’avons plus besoin de remplir chaque instant de paroles ou de chants, parce que la présence du Seigneur commence à nous suffire. C’est comme ce qui se passe entre deux personnes qui s’aiment profondément : au début, elles éprouvent le besoin de tout se raconter, mais, avec le temps, elles apprennent à rester ensemble même sans parler, parce que la présence de l’autre est déjà une forme de communion.


Ainsi, l’Esprit Saint nous conduit lentement du chant à la rencontre, de la parole à l’écoute, de l’émotion à la fidélité, jusqu’à nous faire comprendre que le centre de la louange n’est pas ce que nous ressentons, mais Celui que nous adorons.


Le chant ne disparaît donc pas, mais il est purifié. Il ne sert plus à créer une atmosphère, mais à ouvrir le cœur à la vérité : Jésus est vivant, il est présent et il est digne de recevoir toute notre louange.


La louange qui nous libère de notre propre gloire

La louange authentique ne conduit pas l’homme à se sentir plus important, mais à reconnaître avec joie que Dieu est le centre de tout. Tandis que le monde nous pousse continuellement à rechercher la visibilité, l’approbation et la reconnaissance, la louange nous enseigne un mouvement complètement différent : détourner le regard de nous-mêmes pour le tourner vers le Seigneur.


Même dans la vie spirituelle, le désir d’être appréciés peut s’insinuer de manière très subtile. Nous pouvons rechercher la reconnaissance pour notre service, nos dons, notre capacité à prier, à prêcher ou à guider les autres. Sans nous en rendre compte, nous risquons ainsi d’utiliser même les choses de Dieu pour construire une image de nous-mêmes éloignée de la vérité.


L’Esprit Saint, au contraire, ne nourrit pas notre besoin de paraître. Il nous conduit vers Jésus et nous enseigne la joie de laisser le Christ occuper le centre. Jésus lui-même dit au sujet de l’Esprit :

« Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. » (Jn 16,14)

L’œuvre de l’Esprit Saint consiste donc à rendre Jésus toujours plus vivant, présent et reconnaissable en nous. Lorsque l’Esprit agit, il ne fait pas de nous des protagonistes, mais il nous rend transparents à la présence du Christ. Jean-Baptiste avait profondément compris ce secret lorsqu’il déclara :

« Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. » (Jn 3,30)

Diminuer ne signifie pas se mépriser soi-même, nier ses propres dons ou perdre sa personnalité. Cela signifie permettre au Christ de grandir en nous, jusqu’à devenir le centre de nos pensées, de nos choix et de nos désirs. Lorsque Jésus grandit, nous ne devenons pas plus pauvres, mais enfin plus libres, parce que nous ne sommes plus obligés de défendre continuellement notre image devant les autres.


Le cardinal Raniero Cantalamessa décrit la louange avec des paroles très profondes :

« Par la louange, on immole et on sacrifie son propre moi, sa propre gloire, sa propre autosuffisance. Mais il s’agit d’une gloire fausse et inconsistante, et s’en débarrasser est une libération pour l’homme. »

La louange est donc une libération de la fausse gloire. C’est comme déposer une couronne trop lourde que nous avons essayé de porter pendant toute notre vie : la couronne du contrôle, du besoin d’avoir raison, de la peur d’être oubliés ou du désir de recevoir l’approbation des autres.

Lorsque nous entrons dans la louange, l’Esprit Saint nous invite à déposer cette couronne aux pieds de l’Agneau. Il ne nous l’arrache pas avec violence, mais il nous montre que nous n’avons pas été créés pour tout gouverner ni pour vivre sous le poids du regard des autres. Nous avons été créés pour être des fils, pour recevoir notre identité de l’amour du Père et pour trouver notre joie en glorifiant le Christ.


Le livre de l’Apocalypse décrit les vingt-quatre Anciens qui se prosternent devant le trône de Dieu et déposent leurs couronnes en proclamant :

« Tu es digne, Seigneur notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. » (Ap 4,11)

Cette image révèle le cœur de la louange et de l’adoration de Dieu. Devant la beauté de Dieu, toute gloire humaine apparaît fragile et passagère. Ce qui semblait auparavant indispensable — être reconnus, appréciés ou placés au centre — perd lentement son pouvoir sur nous, parce que nous avons rencontré une gloire infiniment plus grande.


La louange nous fait sortir de la pièce étroite de notre ego et nous introduit dans les espaces ouverts de la gloire de Dieu. C’est comme ouvrir les mains après les avoir gardées fermées pendant très longtemps : ce n’est que lorsque nous cessons de retenir notre image que nous pouvons recevoir la liberté qui vient du Seigneur. C’est pourquoi le psalmiste proclame :

« Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à ton nom donne la gloire. » (Ps 115,1)

Ce n’est pas la prière de celui qui veut disparaître parce qu’il pense ne pas avoir de valeur. C’est la prière de celui qui a enfin découvert que sa valeur ne dépend pas des applaudissements, des résultats ou de l’opinion des autres, mais du fait d’être connu et aimé de Dieu.


La louange nous libère de la nécessité d’être regardés, parce qu’elle nous apprend à regarder le Christ. Elle nous libère du besoin d’occuper le centre, parce qu’elle nous fait découvrir la joie de laisser Jésus régner. Elle nous libère de la recherche de notre propre gloire, parce qu’elle nous permet de refléter une gloire qui ne décline pas. Lorsque cette liberté commence à grandir en nous, la prière devient plus simple et plus vraie. Nous n’avons plus besoin de démontrer quelque chose à Dieu ou aux autres, mais nous pouvons nous présenter devant le Seigneur avec le cœur ouvert, en reconnaissant que chaque don, chaque charisme et chaque fruit de notre vie viennent de lui.


La véritable louange n’efface pas ce que nous sommes, mais elle le purifie et le porte à son accomplissement. Elle n’éteint pas notre lumière, mais l’oriente vers sa source, afin qu’à travers notre vie ce ne soit pas notre nom qui soit exalté, mais le visage de Jésus qui resplendisse.


Comme un enfant dans les bras du Père

Lorsque la louange nous libère du besoin d’occuper le centre, le cœur peut enfin redécouvrir qu’il est fils. C’est l’une des œuvres les plus profondes de l’Esprit Saint : non seulement nous apprendre à prier, mais nous faire entrer dans une relation vivante avec Dieu, dans laquelle nous ne nous sentons plus comme des serviteurs effrayés, mais comme des fils accueillis et aimés. Saint Paul écrit :

« Vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions : “Abba !”, c’est-à-dire : Père ! » (Rm 8,15)

Le mot Abba naît de la confiance. C’est la parole de celui qui n’a plus besoin de se défendre, de démontrer sa valeur ou de mériter l’amour. C’est la voix du fils qui sait qu’il peut revenir, même après s’être éloigné, parce que le cœur du Père demeure ouvert.


Dans la prière, nous portons souvent en nous de nombreuses tensions. Nous voudrions bien prier, ressentir quelque chose, comprendre immédiatement ce que Dieu veut nous dire ou obtenir une réponse à nos questions. Sans nous en rendre compte, nous pouvons également transformer notre relation avec Dieu en une performance, comme si nous devions le convaincre de nous écouter ou lui démontrer que nous sommes dignes de son amour.


L’Esprit Saint nous conduit, au contraire, vers une prière plus simple. Il nous enseigne qu’avant même que nous cherchions Dieu, nous sommes déjà recherchés par lui ; avant même que nous l’aimions, nous sommes déjà aimés. La louange devient alors le lieu où nous cessons de nous efforcer d’atteindre le Père et où nous commençons à nous apercevoir que ses bras étaient déjà ouverts.


Jésus a révélé ce visage de Dieu dans la parabole du fils qui revient à la maison. Le père ne reste pas immobile à attendre une explication parfaite, mais il court à la rencontre de son fils, le prend dans ses bras et le revêt de sa dignité.

« Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. » (Lc 15,20)

Cette image nous aide à comprendre ce qui se produit dans l’adoration. Nous arrivons souvent devant Dieu fatigués, blessés, confus et parfois déçus de nous-mêmes. Le Père ne nous accueille pas avec froideur et ne nous demande pas, avant toute chose, de tout comprendre. Il nous voit, nous reconnaît et nous serre contre lui.


Pensons à un petit enfant qui, après avoir couru et joué pendant de nombreuses heures, s’endort dans les bras de son père. Il ne cherche plus à contrôler ce qui l’entoure, parce qu’il se sent gardé. Il ne doit rien démontrer, parce qu’il sait qu’il appartient à quelqu’un. Son repos naît de la confiance. C’est ainsi que notre prière devrait lentement devenir : un repos dans l’amour du Père.


Cela ne signifie pas fuir nos responsabilités ou cesser d’affronter les difficultés de la vie. Cela signifie vivre toute chose en partant d’une certitude plus profonde : nous ne sommes pas seuls, nous ne sommes pas abandonnés et nous ne devons pas tout soutenir par nos propres forces. Le Père nous accompagne et l’Esprit Saint rend cette présence vivante en nous. Sainte Thérèse d’Avila définissait l’oraison comme :

« Un intime échange d’amitié où l’on s’entretient souvent, seul à seul, avec Celui dont nous savons qu’il nous aime. »

Ces paroles nous rappellent que la prière ne consiste pas seulement à parler à Dieu, mais à demeurer avec lui. L’amitié véritable n’a pas toujours besoin de beaucoup de paroles ; parfois, la présence suffit. De la même manière, dans l’adoration, nous pouvons demeurer devant le Seigneur sans devoir remplir chaque silence, en laissant son regard rejoindre les profondeurs de notre cœur.

L’Esprit Saint nous apprend également à recevoir l’amour sans peur. Ce n’est pas toujours facile, parce que de nombreuses personnes portent en elles des blessures liées à l’abandon, au rejet ou au manque de confiance. C’est pourquoi le mot Père peut parfois susciter davantage de crainte que de consolation. Mais Jésus est venu précisément pour nous révéler un Père différent de nos images blessées, un Père qui connaît, qui garde et qui ne cesse pas de chercher ses enfants.

« Comme un enfant que sa mère console, ainsi je vous consolerai. » (Is 66,13)

L’amour de Dieu possède à la fois la force du père et la tendresse de la mère. C’est un amour qui protège sans emprisonner, corrige sans humilier et soutient sans enlever la liberté.


Lorsque l’âme commence à goûter cette vérité, la louange change de ton. Elle n’est plus seulement une proclamation de la grandeur de Dieu, mais elle devient la réponse reconnaissante d’un fils qui a découvert qu’il possède une maison. Les paroles de la prière deviennent plus vraies, parce qu’elles ne naissent plus de la peur de perdre Dieu, mais de la joie d’être déjà gardés en lui.


Dans l’étreinte du Père, nous pouvons enfin déposer nos fatigues, nos questions sans réponse et notre besoin de tout contrôler. Non pas parce que tout serait déjà résolu, mais parce que nous avons découvert que sa présence est plus grande que ce que nous ne comprenons pas encore.


La maturité spirituelle ne consiste donc pas à devenir des personnes qui n’ont plus besoin de Dieu, mais à devenir toujours plus capables de nous confier à lui. L’enfant grandit sans cesser d’être un fils ; de la même manière, le chrétien mûrit lorsqu’il apprend à vivre toute chose dans la confiance.

L’Esprit Saint nous conduit précisément vers cette liberté : pouvoir dire Abba non seulement avec nos lèvres, mais avec toute notre vie, en sachant que notre place est dans le cœur du Père et que, dans ses bras, nous pouvons enfin être nous-mêmes.


Le silence qui devient demeure

La louange naît souvent de la parole et du chant, mais lorsqu’elle devient plus profonde, elle conduit naturellement au silence. Non pas parce que la prière serait terminée, mais parce que le cœur a commencé à écouter.


Au début, ce silence peut nous mettre mal à l’aise. Nous sommes habitués à penser que prier signifie toujours dire quelque chose, lire une prière, formuler une demande ou exprimer un sentiment. Lorsque les paroles s’arrêtent, nous pouvons avoir l’impression de ne plus savoir prier.


En réalité, c’est précisément à ce moment-là que l’Esprit Saint peut nous conduire plus profondément. Le silence chrétien n’est pas vide. C’est un espace habité par la présence de Dieu. Nous ne devons pas éliminer de force chaque pensée, mais apprendre à ramener doucement notre cœur vers le Seigneur chaque fois qu’il se disperse. Le psalmiste décrit cette paix avec une image très simple :

« Je tiens mon âme silencieuse et dans la paix ; mon âme est en moi comme un enfant, comme un petit enfant contre sa mère. » (Ps 131,2)

L’âme silencieuse ressemble à un enfant qui repose dans les bras de sa mère. Il ne contrôle pas tout ce qui se produit, mais il se sent gardé. De la même manière, dans la prière, nous pouvons nous confier à Dieu même lorsque nous ne comprenons pas encore ce que nous sommes en train de vivre. Le prophète Élie cherchait le Seigneur dans le vent violent, dans le tremblement de terre et dans le feu, mais Dieu se manifesta dans :

« Le murmure d’une brise légère. » (1 R 19,12)

Nous aussi, nous cherchons souvent Dieu dans les émotions intenses, dans les signes extraordinaires ou dans les réponses immédiates. L’Esprit Saint, au contraire, nous apprend à le reconnaître également dans la discrétion, la paix et la simplicité. Le silence devient ainsi une chambre intérieure. À l’extérieur, il peut y avoir du bruit, des problèmes et des responsabilités, mais, à l’intérieur de nous, s’ouvre un espace dans lequel nous pouvons demeurer avec le Seigneur.

Jésus dit :

« Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte et prie ton Père qui est présent dans le secret. » (Mt 6,6)

Cette chambre est également notre cœur. C’est le lieu caché dans lequel Dieu nous attend. Y entrer signifie, au moins pendant quelques instants, laisser de côté les préoccupations, le jugement des autres et le besoin de tout contrôler. Nous n’entrons pas dans le silence pour appeler un Dieu lointain. Nous y entrons pour reconnaître Celui qui habite déjà en nous. Saint Paul écrit :

« Ne savez-vous pas que vous êtes un sanctuaire de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Co 3,16)

Cette présence demeure même lorsque nous ne ressentons rien, lorsque la prière semble difficile ou lorsque notre esprit se distrait. Dieu ne cesse pas d’habiter en nous parce que nous n’éprouvons pas d’émotions.


Parfois, le silence fait émerger des blessures, des peurs et des souvenirs que nous avions cachés. Dans ces moments-là, nous pouvons désirer fuir. Mais l’Esprit Saint ne nous conduit pas dans le silence pour nous laisser seuls. Il entre avec nous dans les parties les plus fragiles de notre cœur et y apporte lentement sa lumière. Le silence devient alors un lieu de vérité et de guérison. Devant Dieu, nous ne devons pas cacher ce que nous sommes. Nous pouvons nous laisser aimer jusque dans nos faiblesses.


Marie de Béthanie nous montre ce chemin. Tandis que Marthe était absorbée par de nombreuses activités, Marie demeurait assise aux pieds de Jésus pour l’écouter. C’est pourquoi le Seigneur déclara :

« Marie a choisi la meilleure part. » (Lc 10,42)

Pour faire quelque chose pour Dieu, nous devons apprendre à demeurer avec lui. Pour parler en son nom, nous devons l’écouter. Pour porter sa présence aux autres, nous devons nous laisser remplir par elle.


Pour entrer dans le silence, il n’est pas nécessaire d’utiliser des méthodes compliquées. Nous pouvons nous arrêter devant le Seigneur et répéter lentement une simple invocation :

  • « Viens, Esprit Saint. »

  • « Jésus, tu es le Seigneur. »

  • « Père, je me confie à toi. »


Lorsque notre esprit se distrait, nous pouvons revenir simplement à sa présence, sans nous décourager. Peu à peu, l’Esprit Saint rassemble notre cœur et nous apprend à demeurer. Le silence n’est plus un vide à remplir, mais une demeure dans laquelle Dieu nous attend. Lorsque le silence devient demeure, nous comprenons que ce n’est pas nous qui le remplissons par nos paroles. C’est la présence du Seigneur qui remplit notre cœur.


Laisser l’Esprit prier en nous

Avec le temps, nous comprenons que la prière ne dépend pas seulement de nos paroles ou de notre capacité à nous concentrer. Il y a des jours où notre cœur est rempli de foi et où les paroles naissent facilement ; d’autres jours, au contraire, nous nous sentons fatigués, distraits ou incapables d’exprimer ce que nous portons en nous. C’est précisément dans ces moments-là que nous pouvons découvrir une vérité consolante : nous ne sommes pas seuls dans la prière. Saint Paul écrit :

« L’Esprit Saint vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas prier comme il faut. L’Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements inexprimables. » (Rm 8,26)

L’Esprit Saint ne demeure pas à côté de nous comme un spectateur. Il entre dans notre faiblesse, recueille ce que nous ne savons pas dire et le présente au Père. Même lorsque notre prière nous paraît pauvre, confuse ou incomplète, l’Esprit peut la transformer en une offrande agréable à Dieu.


Parfois, nous pensons que, pour bien prier, il est nécessaire de ressentir beaucoup de choses, de trouver les paroles justes ou de vivre une émotion particulière. En réalité, la prière la plus vraie peut également naître d’un simple désir : « Seigneur, je veux demeurer avec toi, même si aujourd’hui je ne sais pas quoi te dire. » Ce désir est déjà une prière.


Laisser l’Esprit prier en nous signifie cesser de vouloir contrôler même notre rencontre avec Dieu. Nous ne devons pas continuellement produire des pensées, des sentiments ou des paroles. Nous pouvons nous présenter devant le Seigneur tels que nous sommes et permettre à l’Esprit Saint de transformer notre silence, notre fatigue et même nos larmes en prière.


C’est comme lorsque le vent entre dans les voiles d’un bateau. Le marin doit les ouvrir et les orienter, mais il ne peut pas créer le vent. De la même manière, nous pouvons disposer notre cœur, nous arrêter, écouter et invoquer l’Esprit, mais c’est lui qui donne à la prière son mouvement et sa profondeur. Notre part ne consiste pas à forcer, mais à nous rendre disponibles. C’est pourquoi nous pouvons commencer par une simple invocation :

  • « Viens, Esprit Saint, prie en moi. »

  • « Apprends-moi à louer Jésus. »

  • « Conduis-moi dans le cœur du Père. »


Lorsque nous prions ainsi, nous reconnaissons que l’Esprit Saint est le véritable Maître intérieur. C’est lui qui nous rappelle les paroles de Jésus, ouvre l’Écriture, éclaire notre conscience et nous aide à reconnaître la volonté de Dieu. Jésus avait promis :

« L’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » (Jn 14,26)

L’Esprit nous éduque à vivre devant Dieu avec le cœur du Christ. Il nous apprend à louer lorsque tout va bien, mais également lorsque nous traversons l’épreuve ; il nous apprend à rendre grâce pour les dons reçus, mais également à nous confier à Dieu lorsque nous ne comprenons pas. Peu à peu, la prière devient moins centrée sur ce que nous ressentons et plus ouverte à ce que Dieu veut accomplir en nous. Nous ne demandons pas seulement au Seigneur de changer les situations, mais nous permettons à l’Esprit de changer notre manière de les traverser.


À certains moments, la prière de l’Esprit peut devenir une parole spontanée, un chant, une supplication ou une louange qui naît des profondeurs. À d’autres moments, elle demeure un simple silence rempli de confiance. Nous ne devons pas rechercher des expériences particulières, parce que l’Esprit agit librement et conduit chaque personne selon le chemin que Dieu a préparé pour elle.


Le plus important est de ne pas confondre la prière avec une performance. Dieu ne mesure pas la beauté de nos paroles, mais il regarde la disponibilité de notre cœur. Lorsque nous laissons l’Esprit prier en nous, nous découvrons que la prière n’est pas seulement quelque chose que nous faisons. C’est une vie qui grandit en nous, comme une source cachée qui continue à couler même lorsque nous ne la voyons pas. Jésus dit :

« Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive, celui qui croit en moi ! De son cœur couleront des fleuves d’eau vive. » (Jn 7,37-38)

L’évangéliste précise que Jésus parlait de l’Esprit Saint, l’eau vive qui rend notre intériorité féconde et transforme la prière dans « l’onction », en une source capable de rejoindre également les autres.


Laisser l’Esprit prier en nous signifie donc accueillir une présence qui nous conduit au Père, nous unit au Christ et fait de toute notre vie une prière. Nous ne devons plus tout soutenir par nos propres forces, parce que c’est l’Esprit lui-même qui vient au secours de notre faiblesse. Et lorsque nous ne savons plus quoi dire, nous pouvons simplement demeurer devant Dieu et lui confier notre cœur, certains que l’Esprit Saint continue à prier en nous, même au-delà de nos paroles.


Le miroir tourné vers le Soleil

L’adoration ne change pas seulement notre manière de prier. Peu à peu, elle change également notre manière de vivre. Lorsque nous demeurons devant Dieu avec sincérité, son regard rejoint notre cœur, purifie ce qui est confus et nous rend toujours plus semblables au Christ. Saint Paul décrit cette transformation avec des paroles profondes :

« Nous tous qui n’avons pas de voile sur le visage, nous reflétons la gloire du Seigneur, et nous sommes transformés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l’action du Seigneur qui est Esprit. » (2 Co 3,18)

L’image du miroir nous aide à comprendre ce qui se produit dans la contemplation. Un miroir ne produit pas la lumière, mais il la reçoit et la reflète. S’il reste tourné vers le soleil, il devient lumineux ; s’il est couvert ou tourné vers l’obscurité, il ne peut plus rien refléter.


Il en est ainsi de notre vie spirituelle. Nous ne sommes pas la source de la lumière. Nous ne devons pas construire seuls la sainteté, la paix ou l’amour. Nous sommes appelés avant tout à nous tourner vers le Christ, en laissant sa lumière nous rejoindre. Très souvent, nous sommes trop concentrés sur nous-mêmes. Nous regardons continuellement nos fragilités, les erreurs que nous avons commises, ce que nous ne parvenons pas à changer ou l’image que les autres ont de nous. Même lorsque nous désirons grandir spirituellement, nous pouvons tomber dans la tentation de tout mesurer en partant de nous-mêmes.


L’adoration change la direction de notre regard. Elle ne nous invite pas à ignorer nos faiblesses, mais à cesser de les considérer comme le centre de tout. Lorsque nous fixons notre regard sur Jésus, nous découvrons que sa grâce est plus grande que notre pauvreté et que sa lumière peut également rejoindre les parties les plus obscures de notre histoire.


L’Évangile raconte qu’après être demeuré sur la montagne avec Dieu, le visage de Moïse reflétait une lumière qu’il n’avait pas produite lui-même. Moïse ne s’était pas efforcé de paraître lumineux ; il était simplement demeuré dans la présence du Seigneur. Nous aussi, nous sommes invités à demeurer devant Dieu. C’est la présence du Seigneur qui accomplit le reste. Plus nous contemplons le Christ, plus nous apprenons à voir comme lui voit. Celui qui se laisse éclairer par le Christ porte sa lumière dans ses relations, dans son service, dans sa famille et dans les lieux de souffrance. Jésus dit à ses disciples :

« Vous êtes la lumière du monde. » (Mt 5,14)

Cela ne signifie pas que nous possédons une lumière qui nous appartienne. Nous sommes lumière dans la mesure où nous demeurons unis à lui. Comme la lune éclaire la nuit parce qu’elle reflète la lumière du soleil, le chrétien devient lumineux lorsqu’il laisse le Christ se refléter dans sa vie.

Le fruit de l’adoration ne consiste pas à nous sentir spirituellement meilleurs. Il consiste à être lumineux, c’est-à-dire à devenir, presque sans nous en rendre compte, plus semblables à Jésus. La lumière reçue dans la prière doit traverser notre vie concrète. Cela n’aurait aucun sens de contempler le Christ puis de vivre nos relations avec dureté, orgueil ou indifférence. La véritable adoration laisse une marque dans notre manière de parler, d’écouter, de servir et d’affronter les difficultés.


L’Esprit Saint travaille précisément dans cette union entre la prière et la vie. Il nous rappelle que nous ne pouvons pas séparer l’intimité avec Dieu de l’amour envers nos frères. Plus nous nous approchons du cœur du Christ, plus nous apprenons à aimer ce qu’il aime.


Le miroir doit également être purifié. La poussière de l’égoïsme, du ressentiment et de la peur peut rendre notre vie opaque. L’Esprit Saint ne nous condamne pas pour cela, mais il nous invite à laisser la grâce enlever ce qui empêche la lumière de passer. La confession, le pardon, l’écoute de la Parole et la fidélité dans la prière sont comme des gestes par lesquels nous permettons au Seigneur de rendre notre cœur toujours plus transparent. L’adoration nous rend semblables à un vitrail traversé par le soleil. Le vitrail, à lui seul, peut sembler froid et opaque ; mais lorsque la lumière le traverse, ses couleurs deviennent visibles et éclairent tout ce qui l’entoure.

Il en est ainsi de notre vie. Dieu n’efface pas ce que nous sommes, mais il traverse notre histoire, nos dons et même nos fragilités, afin qu’à travers nous puisse apparaître quelque chose de la beauté du Christ. Nous ne vivons pas pour attirer les regards sur nous-mêmes. Nous désirons que celui qui nous rencontre puisse entrevoir, ne serait-ce qu’un instant, la bonté et la miséricorde du Seigneur.


Tel est le fruit de l’intimité avec Dieu : ne pas posséder une lumière propre, mais se laisser traverser par sa lumière, jusqu’à devenir une présence qui apporte la paix, l’espérance et l’amour dans le monde.


Du Cénacle à la mission

L’intimité avec Dieu ne nous enferme pas en nous-mêmes. Au contraire, lorsque la louange devient adoration et que l’adoration devient communion, le désir de porter aux autres ce que nous avons reçu naît dans notre cœur. Avant la Pentecôte, les Apôtres demeurèrent au Cénacle. Ils n’avaient pas encore la force d’affronter le monde, ils étaient marqués par la peur et ne savaient pas comment poursuivre la mission de Jésus. Pourtant, ils obéirent à sa parole et demeurèrent ensemble dans la prière, attendant le don promis par le Père. Jésus leur avait dit :

« Restez dans la ville jusqu’à ce que vous soyez revêtus d’une puissance venue d’en haut. » (Lc 24,49)

Cette attente ne fut pas du temps perdu. Ce fut le temps pendant lequel l’Esprit Saint prépara leur cœur. Avant de les envoyer sur les routes, le Seigneur les rassembla dans la prière ; avant de mettre des paroles sur leurs lèvres, il les conduisit dans le silence ; avant de faire d’eux des témoins, il les fit demeurer devant sa présence.


Pour nous aussi, la mission naît ainsi.

Avant de parler de Dieu, nous avons besoin de demeurer avec lui.


Lorsque l’Esprit Saint descendit sur les Apôtres, il ne trouva pas des hommes parfaits ou à la hauteur, mais des personnes qui, dans la prière, s’étaient rendues disponibles. La peur laissa place au courage, le silence devint annonce et les portes fermées du Cénacle s’ouvrirent sur le monde.

« Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues. » (Ac 2,4)

La Pentecôte nous montre que la mission ne naît pas simplement de l’enthousiasme, des capacités personnelles ou d’un bon projet. Elle naît d’une Présence reçue. Les Apôtres ne sortirent pas du Cénacle parce qu’ils avaient enfin tout compris, mais parce que l’Esprit Saint avait établi sa demeure en eux.


Aujourd’hui, nous pouvons avoir des idées, des instruments, des méthodes, des neuvaines, des spiritualités, des compétences et le désir d’évangéliser, mais sans une vie profonde de prière, nous risquons de beaucoup parler de Dieu sans communiquer sa présence. Nous pouvons organiser de nombreuses activités et, en même temps, perdre le centre de la mission.


Le monde a besoin d’hommes et de femmes qui ont rencontré Jésus, qui portent dans leur voix la paix reçue dans la prière et dans leur regard la lumière de ceux qui sont restés longtemps devant le Seigneur. Dans le livre des Actes, les personnes s’aperçoivent que Pierre et Jean sont des hommes simples, mais reconnaissent quelque chose de particulier en eux :

« Ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus. » (Ac 4,13)

C’est peut-être l’une des plus belles définitions du missionnaire : quelqu’un qui a été avec Jésus. Avant même ses paroles, sa vie raconte une proximité. Il n’annonce pas une doctrine, une morale, une spiritualité ou une révélation privée, mais une Personne qu’il a rencontrée, écoutée et aimée.

La louange nous conduit précisément vers ce témoignage. Lorsque nous proclamons la grandeur de Dieu, notre cœur s’ouvre à son action ; lorsque nous adorons, nous apprenons à placer le Christ au centre ; lorsque nous contemplons, son visage commence lentement à se refléter dans notre vie.


La mission devient le fruit naturel de l’intimité avec Dieu.


Celui qui a appris à se reposer dans l’étreinte de l’Esprit Saint n’est pas étranger au monde, mais devient plus capable d’y entrer dans la fraternité et la proximité, avec le cœur du Christ. Plus nous demeurons devant Dieu, plus nous apprenons à reconnaître sa présence dans les personnes que nous rencontrons, surtout dans les pauvres, les blessés, ceux qui sont éloignés, ceux qui sont dans le besoin et ceux qui ont perdu l’espérance. C’est à cela que l’on voit si notre prière est centrée sur Dieu ou sur nous-mêmes. Jésus lui-même nous rappelle :

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25,40)

Le Seigneur contemplé dans l’adoration est le même qui nous attend dans le visage de notre frère. Nous ne pouvons pas séparer la présence du Christ dans l’Eucharistie de sa présence dans celui qui souffre. La véritable intimité avec Dieu élargit notre cœur, nous rend plus sensibles et nous libère de l’indifférence.


Attention : le Cénacle n’est donc pas un refuge dans lequel nous cacher du monde. C’est le lieu dans lequel nous recevons l’Esprit Saint afin de pouvoir retourner dans le monde avec un regard nouveau. Nous entrons dans le Cénacle avec nos peurs et nous en sortons avec le feu de la mission ; nous y entrons concentrés sur nous-mêmes et nous en sortons capables de voir les besoins des autres… grâce à la louange et à l’adoration.


Chaque missionnaire a besoin de retourner continuellement au Cénacle. L’activité, même lorsqu’elle est généreuse, peut vider le cœur. Les déceptions, les incompréhensions et la fatigue peuvent éteindre l’enthousiasme. C’est pourquoi il ne suffit pas d’avoir reçu une fois le feu de l’Esprit ; nous devons retourner à la source, nous laisser remplir à nouveau et permettre au Seigneur de purifier nos motivations.


Du Cénacle à la mission, il n’existe pas de rupture, mais un unique mouvement de l’Esprit Saint. Il nous conduit dans le cœur de Dieu et, depuis ce cœur, nous envoie vers le monde. Il nous rassemble dans l’intimité pour faire ensuite de nous des témoins ; il nous enveloppe dans son étreinte pour nous apprendre à étreindre les blessures de l’humanité. La mission authentique naît lorsque nous pouvons dire, par notre vie avant même de le dire par nos paroles, que Jésus est vivant, que le Père nous aime et que l’Esprit Saint continue à transformer le monde.


Dans l’étreinte de l’Esprit Saint

Au terme de ce chemin, nous comprenons que la louange n’est pas seulement une manière de prier, mais une manière nouvelle de vivre devant Dieu. L’intimité avec Dieu naît précisément ici : dans un cœur qui s’ouvre, écoute et se laisse transformer par sa présence. La louange nous apprend à reconnaître Dieu non seulement pendant la prière, mais également dans la vie quotidienne.


Le véritable fruit de la louange n’est pas seulement ce que nous ressentons lorsque nous prions, mais ce que nous devenons : des personnes plus libres du besoin de paraître, plus disponibles à l’action de Dieu et plus capables d’aimer. Vivre dans l’étreinte de l’Esprit Saint signifie permettre à Dieu d’habiter chaque partie de notre existence. Cela signifie laisser le Christ devenir le centre et permettre à notre vie, dans les paroles comme dans le silence, de refléter sa lumière.


Avant de conclure ce chemin, laissons le chant français "Brule-moi de ton amour" de Narcisse Fernandes Lopes auteur et fondateur du groupe MusicTus Louange, nous accompagner de la louange à l’adoration — vous trouverez les paroles ci-dessous — et ouvrir notre cœur dans l’étreinte de l’Esprit Saint…



Paroles du chant,

Jésus brûle moi de ton amour,

Sur ton cœur je veux me reposer.

Jésus brûle moi de ton amour,

Tout mon cœur pour t’adorer.


Jésus brûle moi de ton amour,

Sur ton cœur je suis consolé.

Jésus brûle moi de ton amour,

Tout mon cœur pour te désirer.


Comme un mendiant à genoux devant toi,

Petit enfant, je me donne à toi.

J’ai soif, soif d’être aimé.


"Par mon cœur transpercé, je t’ai sauvé.

Par mon sang versé, aimé et pardonné".


Jésus brûle moi de ton amour,

Sur ton cœur je suis aimé

Jésus brûle moi de ton amour,

Tout mon cœur pour te louer.


Jésus brûle moi de ton amour,

Sur ton cœur je suis pardonné

Jésus brûle moi de ton amour,

Tout mon cœur à te donner.


Comme un mendiant à genoux devant toi,

Petit enfant, je me donne à toi.

J’ai soif, soif d’être aimé.


"Par mon cœur transpercé, je t’ai sauvé.

Par mon sang versé, aimé et pardonné."


Jésus., Jésus, Jésus, Jésus.

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