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WORSHIP: Quand toute la vie devient adoration

  • il y a 14 heures
  • 11 min de lecture

La liturgie est source et sommet, mais l’adoration ne peut pas rester confinée dans une église

Lorsque nous entendons prononcer le mot anglais Worship, surtout dans les milieux charismatiques internationaux, nous pensons presque immédiatement à un temps de prière accompagné de musique : un chant, des mains levées, un temps de louange, un profond silence, une communauté qui se tourne vers le Seigneur.

Et tout cela peut certainement être worship.

Mais le risque est de réduire l’adoration à un moment.

Ou bien, à l’inverse, dans certaines paroisses, certains peuvent penser que le mot adoration ne devrait être utilisé qu’à l’intérieur de la liturgie.

Dans certains milieux catholiques, on entend parfois dire :« L’adoration appartient à la liturgie. » Ou encore : « On ne devrait pas appeler “adoration” un simple temps de louange. » Mais la question est peut-être mal posée.

Car personne ne devrait opposer la liturgie à la worship.

La vraie question est ailleurs : l’adoration de Dieu se termine-t-elle lorsque s’achève la célébration liturgique ?

La réponse de l’Écriture est très claire : NON !

Comme l’enseigne le Magistère de l’Église, la liturgie est source et sommet de la vie de l’Église ; mais l’adoration est appelée à imprégner toute notre existence. Et pour nous qui vivons une vocation missionnaire, il faut aller encore plus loin :

LA MISSION, ELLE AUSSI, DOIT DEVENIR WORSHIP !


1. SAINT PAUL : « OFFREZ VOTRE CORPS »

Une réflexion de la théologienne américaine Mary Healy m’a particulièrement interpellé. À propos de l’utilisation du mot worship en dehors d’un contexte strictement liturgique, elle renvoie directement à saint Paul :

« Je vous exhorte donc, frères, par la tendresse de Dieu, à lui présenter votre corps – votre personne tout entière –, en sacrifice vivant, saint, capable de plaire à Dieu : c’est là, pour vous, la juste manière de lui rendre un culte. » (Romains 12,1) 

C’est un texte extraordinaire. Saint Paul ne dit pas : « Offrez à Dieu quelques moments religieux. » Il dit : « Présentez votre corps. »

Autrement dit, offrez-vous vous-mêmes :

  • Votre vie.

  • Votre temps.

  • Vos relations.

  • Votre travail.

  • Votre intelligence.

  • Votre affectivité.

  • Votre fatigue.

  • Vos blessures.

  • Vos talents.

  • Votre liberté.

  • Vos projets.

  • Votre mission.

Tout peut devenir sacrifice vivant.

Et cela signifie que l’adoration n’est pas seulement quelque chose que nous faisons.

C’est quelque chose que, progressivement, nous devenons.


2. WORSHIP NE SIGNIFIE PAS SEULEMENT CHANTER

Lorsque nous disons : « Prenons un temps de worship », nous ne devrions pas simplement vouloir dire : « Maintenant, chantons quelques chants plus lents. » La musique peut aider à entrer dans l’adoration. Le chant peut l’exprimer. Les instruments peuvent la soutenir. Lever les mains peut être un geste d’adoration. Le silence peut devenir adoration.

Mais la worship est beaucoup plus profonde que tous les moyens qui peuvent nous aider à y entrer. Car la musique s’arrête. Le chant se termine. Mais l’offrande de la vie continue.

Je peux chanter : « Jésus, je Te donne tout. » Et dix minutes plus tard, continuer à défendre jalousement ma propre volonté. Dans ce cas, mes lèvres ont chanté la worship, mais ma vie n’est pas encore devenue worship.


3. LE PÈRE CHERCHE DES ADORATEURS

Lorsque Jésus rencontre la Samaritaine, le dialogue en vient précisément à la question de l’adoration.

La femme pose une question concernant le lieu : « Où faut-il adorer ? » Sur le mont Garizim ? À Jérusalem ? Jésus conduit la question beaucoup plus profondément :

« Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. » (Jean 4,23) 

C’est très intéressant. Jésus ne parle pas seulement d’adoration. Il parle d’adorateurs. Le Père cherche des personnes. Des cœurs. Des vies. Des hommes et des femmes chez lesquels l’adoration n’est plus simplement un acte religieux, mais devient une manière d’exister.

Dieu ne cherche pas seulement des moments de worship, des moments d’adoration.

Dieu cherche des worshippers, des adorateurs !


4. LA LITURGIE EST LE SOMMET, PAS LA FRONTIÈRE

Dire que toute la vie peut devenir worship ne signifie en aucune manière diminuer la valeur de la liturgie. C’est exactement le contraire. La liturgie nous enseigne ce que toute notre vie est appelée à devenir. Le Concile Vatican II nous rappelle que la liturgie est :

« Le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu. » Sacrosanctum Concilium, 10 

Ces deux mots sont décisifs : sommet et source. Un sommet est ce vers quoi l’on monte. Une source est ce dont quelque chose jaillit. La liturgie n’est donc pas une parenthèse sacrée séparée de la vie. Elle est le lieu où la vie est rassemblée, offerte, transformée, puis de nouveau envoyée dans le monde.

Nous pourrions l’exprimer ainsi :

VIE → AUTEL → CHRIST → VIE

J’apporte ma vie à l’autel. Le Christ l’assume. L’Esprit Saint la transforme. Et je retourne dans ma vie quotidienne pour vivre ce que j’ai célébré. La Messe ne limite pas la worship.

La Messe apprend à toute mon existence à devenir worship.


5. À L’AUTEL, J’APPORTE TOUTE MA SEMAINE

Lorsque nous participons à la Messe, nous ne devrions pas apporter à l’autel seulement le pain et le vin. Spirituellement, nous devrions y apporter toute notre vie :

  • Le travail.

  • La famille.

  • Les personnes rencontrées.

  • Les difficultés.

  • Les déceptions.

  • Les guérisons dont nous avons été témoins.

  • Les guérisons qui ne sont pas encore arrivées.

  • Les personnes pour lesquelles nous avons prié.

  • Les relations qui nous font souffrir.

  • La mission.

  • Les réussites.

  • Les échecs.

  • La fatigue.

  • Même ce que nous ne comprenons pas.

Tout peut être déposé sur l’autel.

Non pas parce que notre vie aurait une valeur séparément du Christ. Mais parce qu’unie au Christ, elle peut devenir offrande. C’est ici que nous comprenons mieux Romains 12. Le sacrifice de l’offrande est worship. Ce n’est pas seulement quelque chose que nous célébrons.

C’est quelque chose que nous sommes appelés à devenir.


6. LA MESSE DOIT CONTINUER DANS LA VIE

Il est possible de participer à la Messe sans permettre à la Messe de transformer notre vie. Il est possible d’adorer Jésus dans le Saint-Sacrement et ensuite de refuser de pardonner. Il est possible de chanter : « Je T’appartiens. » Et ensuite de vivre comme si nous n’appartenions qu’à nous-mêmes.

Il est possible de lever les mains vers le ciel et de les garder fermées devant le besoin d’un frère. Alors, quelque chose ne va pas.

Non pas parce que la liturgie ne serait pas authentique. Mais parce que : la liturgie demande à devenir vie.

Jésus, dans l’Eucharistie, dit :

« Ceci est mon corps, livré pour vous. »

Et le disciple apprend progressivement à répondre :

« Seigneur, je veux que ma vie, elle aussi, devienne un don.»

Cela, c’est worship.


7. L’OBÉISSANCE EST UNE FORME DE WORSHIP

Nous pouvons vivre des moments de prière extrêmement intenses tout en gardant certaines pièces de notre vie fermées à Dieu. Nous pouvons dire : « Jésus, prends tout. » Et penser en même temps : « Sauf cela. »


La vraie worship, tôt ou tard, transforme notre volonté.


La Bienheureuse Vierge Marie adore par son : « Me voici. »

Le patriarche Abraham adore en faisant confiance à Dieu.

Saint Joseph adore en acceptant de modifier ses projets.

Saint Pierre adore en laissant ses filets.

Jésus adore le Père en disant :

« Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » (Luc 22,42) 

Voilà pourquoi l’obéissance est profondément liée à l’adoration. Adorer, c’est aussi dire :

« Père, Tu es digne de ma confiance. »

Même lorsque je ne comprends pas. Même lorsque cela me coûte. Même lorsque j’aurais choisi autrement.


8. MÊME LES CHOSES ORDINAIRES PEUVENT DEVENIR WORSHIP

Saint Paul écrit :

« Tout ce que vous faites : manger, boire, ou toute autre action, faites-le pour la gloire de Dieu. »(1 Corinthiens 10,31) 

Cela change complètement notre manière de regarder la vie :

  • Préparer un repas peut devenir worship.

  • Prendre soin d’une personne âgée peut devenir worship.

  • Bien accomplir son travail peut devenir worship.

  • Étudier peut devenir worship.

  • Éduquer un enfant peut devenir worship.

  • Écouter une personne blessée peut devenir worship.

  • Pardonner peut devenir worship.

  • Renoncer à une parole agressive peut devenir worship.

  • Servir quelqu’un sans être reconnu peut devenir worship.

  • Même se reposer, lorsque je cesse de me considérer comme indispensable, peut devenir un acte de confiance.

La WORSHIP commence lorsque je cesse de tout vivre pour moi-même et que je commence à tout vivre devant Dieu.


9. LA MISSION, ELLE AUSSI, DOIT DEVENIR WORSHIP

Et nous arrivons ici à un point décisif pour nous, à Emmaus COM, et pour chaque Partenaire en Mission. Il ne suffit pas de dire : Toute la vie doit devenir worship.

Nous devons ajouter :

LA MISSION, ELLE AUSSI, DOIT DEVENIR WORSHIP.

Car il est possible de faire beaucoup de choses pour Dieu sans que ce que nous faisons soit réellement offert à Dieu.

Nous pouvons :

  • Évangéliser.

  • Prêcher.

  • Prophétiser.

  • Prier pour les malades.

  • Organiser des meetings.

  • Voyager.

  • Former des personnes.

  • Ouvrir des groupes.

  • Préparer des écoles.

  • Annoncer l’Évangile.

  • Travailler énormément pour le Royaume.

Et, lentement, presque sans nous en rendre compte, la mission peut commencer à tourner autour de nous :

  • Autour de nos résultats.

  • De notre image.

  • De notre efficacité.

  • De notre besoin de reconnaissance.

  • De notre peur d’échouer.

  • De notre besoin que les autres reconnaissent notre ministère.

C’est précisément là que la worship doit entrer dans la mission. Pour la purifier. Pour remettre chaque chose à sa juste place. Pour me rappeler :

  • La mission n’est pas à moi.

  • Les personnes ne sont pas à moi.

  • Les charismes ne sont pas à moi.

  • Les résultats ne sont pas à moi.

  • Le ministère n’est pas à moi.

  • Tout appartient à Jésus.

  • Et moi aussi, je Lui appartiens.


10. D’ABORD ÊTRE AVEC LUI, ENSUITE ÊTRE ENVOYÉS

Dans l’Évangile selon saint Marc, nous trouvons un détail fondamental :

« Il en institua douze pour qu’ils soient avec lui et pour les envoyer proclamer la Bonne Nouvelle. » (Marc 3,14) 

L’ordre est important. D’abord : « pour qu’ils soient avec Lui. » Ensuite : « pour les envoyer. » D’abord la présence. Puis la mission. D’abord l’adorateur. Puis le missionnaire.

D’abord être AVEC Jésus. Puis aller POUR Jésus.

Lorsque nous inversons cet ordre, même les plus belles réalités peuvent devenir pesantes :

  • La mission devient activisme.

  • Le service devient performance.

  • La charité devient perfectionnisme.

  • Le charisme devient identité.

  • Le ministère devient besoin de reconnaissance.

  • Le leadership devient contrôle.

La worship, au contraire, nous ramène à la source :

Jésus avant la mission.


11. NE PAS SEULEMENT FAIRE LA MISSION : L’OFFRIR

Il existe une différence immense entre faire quelque chose pour Dieu et offrir quelque chose à Dieu.

Je ne prêche pas seulement. J’offre ma prédication.

Je n’évangélise pas seulement. J’offre mon évangélisation.

Je ne prie pas seulement pour un malade. J’offre à Jésus ce moment de prière.

Je n’exerce pas simplement un charisme. Je rends au Seigneur le don que Lui-même m’a donné.

Alors la question change. Elle n’est plus seulement : « Seigneur, bénis ce que je suis en train de faire. » Elle devient :

« Seigneur, ce que je suis en train de faire T’appartient. »

C’est à ce moment-là que :

la mission commence à devenir worship.


12. SE LIBÉRER DE L’OBSESSION DES RÉSULTATS

L’un des dangers les plus subtils de la mission consiste à commencer à tout mesurer :

  • Combien de personnes sont venues ?

  • Combien ont répondu ?

  • Combien ont été guéries ?

  • Combien d’inscrits ?

  • Combien de vues ?

  • Combien de nouveaux membres ?

  • Combien de conversions ?

Bien sûr, il est juste de discerner les fruits.

Mais il existe une différence entre discerner les fruits et devenir dépendant des résultats.

Saint Paul écrit :

« Donc celui qui plante n’est pas important, ni celui qui arrose ; seul importe celui qui donne la croissance : Dieu. »(1 Corinthiens 3,7) 

La worship me rappelle :

Le résultat appartient à Dieu. La fidélité m’appartient.

Je peux désirer de grands fruits sans faire des résultats la mesure de ma propre valeur.

Je peux me réjouir lorsque Dieu agit.

Et je peux continuer à Le servir même lorsque, apparemment, je vois peu de fruits.

La worship permet au missionnaire d’être passionné sans devenir esclave du succès.


13. D’ADORATEURS À MISSIONNAIRES, ET DE MISSIONNAIRES À ADORATEURS

La mission chrétienne possède un mouvement magnifique :

  • Nous partons de la présence de Dieu.

  • Nous sortons vers le monde.

  • Puis nous revenons dans la présence de Dieu en apportant ce que nous avons vécu.

C’est presque une respiration :

ADORATION → MISSION → ADORATION

Je reçois. Je suis envoyé. Je sers. J’annonce. Je prie. Je souffre. Je vois des fruits. Je traverse aussi des échecs. Puis je retourne devant le Seigneur en disant :

« Tout vient de Toi et tout retourne à Toi. »

Cela empêche même la mission de devenir une idole. Car même une réalité sainte peut prendre la place de Dieu. Même la famille. Même le ministère. Même la communauté. Même un projet apostolique.

La worship me ramène continuellement à l’essentiel :

Jésus n’est pas au service de ma mission.

La mission est au service de Jésus.


14. LA WORSHIP CHANGE LE CENTRE DE NOTRE VIE

Il existe une expérience que beaucoup d’entre nous connaissent. Nous entrons dans la prière avec un problème énorme. Une maladie. Une crise. Une peur. Une relation difficile. Une situation qui semble impossible.

Nous commençons à louer Dieu.

Le problème ne change peut-être pas immédiatement. Le diagnostic est le même. La difficulté est toujours là. La situation ne s’est pas miraculeusement résolue. Et pourtant, quelque chose a changé : le centre a changé.

Avant, je ne regardais que la montagne du Seigneur. Maintenant, je regarde le Seigneur de la montagne.

La worship ne nie pas la réalité. Elle ne signifie pas faire semblant que tout va bien. Elle signifie reconnaître que le problème n’est pas la réalité la plus grande présente dans ma vie. Dieu est plus grand.

La worship ne sert pas à manipuler Dieu.

Elle sert à réaligner notre cœur avec Dieu.


15. NOUS N’ADORONS PAS DIEU SEULEMENT LORSQUE NOUS RESSENTONS QUELQUE CHOSE

Au début, nous pouvons facilement associer la worship aux émotions :

  • J’ai senti une forte présence.

  • J’ai été profondément ému.

  • J’ai pleuré.

  • J’ai ressenti la paix.

  • J’ai perçu l’Esprit Saint.

Tout cela peut être un très beau don. Mais la maturité arrive lorsque nous comprenons :

Dieu n’est pas digne de louange parce que je ressens quelque chose.

Dieu est digne parce qu’Il est Dieu.

Je T’adore lorsque je sens Ta présence.

Mais je T’adore aussi lorsque je ne ressens rien.

Je T’adore lorsque je vois une guérison.

Mais je T’adore aussi lorsque je continue simplement à prier.

Je T’adore lorsque la mission porte du fruit.

Mais je T’adore aussi lorsqu’elle traverse une crise.

Je T’adore lorsque je comprends.

Mais je T’adore aussi lorsque je dois simplement Te faire confiance.

Voilà une worship devenue adulte.


CONCLUSION

Que les Partenaires en Mission deviennent des Partenaires en Worship

Pour nous, à Emmaus COM, je crois que cette prise de conscience est fondamentale.

Nous ne voulons pas simplement former des personnes capables de faire beaucoup de choses pour Dieu.

Nous voulons devenir des hommes et des femmes qui appartiennent à Dieu.

Car nous pouvons avoir une mission sans worship et devenir des activistes.

Nous pouvons avoir des charismes sans worship et finir, inconsciemment, par nous rechercher nous-mêmes.

Nous pouvons avoir la prophétie sans worship et tomber davantage amoureux des révélations que du Dieu qui révèle.

Nous pouvons avoir un ministère de guérison sans worship et devenir obsédés par les résultats.

Nous pouvons avoir du leadership sans worship et commencer à contrôler.

Nous pouvons avoir beaucoup de projets et perdre le cœur.

C’est pourquoi je crois qu’être Partenaire en Mission doit aussi signifier devenir :

PARTENAIRES EN WORSHIP

  • Ma prière est worship.

  • Mon service est worship.

  • Mon travail est worship.

  • Mon temps est worship.

  • Mes charismes sont worship.

  • Mon offrande est worship.

  • Mon voyage missionnaire est worship.

  • Ma fatigue est worship.

  • Mon obéissance est worship.

  • Mon évangélisation est worship.

MA MISSION EST WORSHIP.

Car, à la fin, nous ne voulons pas arriver devant le Seigneur en disant :

« Regarde tout ce que nous avons fait pour Toi. »

Nous voulons pouvoir Lui dire :

« Jésus, nous avons essayé de tout faire avec Toi, pour Toi et en Toi. »

La mission naît de l’adoration. La mission est soutenue par l’adoration. Et finalement :

LA MISSION, ELLE AUSSI, DOIT DEVENIR ADORATION.

Quelques questions pour passer à la pratique :

  1. Mon adoration se termine-t-elle lorsque le chant se termine ?

  2. Quelle partie de ma vie n’ai-je pas encore réellement remise à Dieu ?

  3. Est-ce que je vis la mission comme une offrande ou comme une performance ?

  4. Les résultats de la mission influencent-ils trop la valeur que je m’accorde à moi-même ?

  5. Lorsque j’exerce un charisme, qui grandit : Jésus ou mon image ?

  6. Ma participation à l’Eucharistie transforme-t-elle concrètement ma manière de vivre ?

  7. Est-ce que je sais rester avec Jésus lorsque je n’ai rien à préparer, rien à organiser et rien à demander ?

  8. Quel geste concret pourrait devenir aujourd’hui mon sacrifice vivant ?

  9. Ma mission me conduit-elle plus près de Jésus ou, parfois, me détourne-t-elle de Lui ?

  10. Puis-je dire sincèrement : « Seigneur, ma mission, elle aussi, T’appartient » ?


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