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Réveillons le feu en nous

il y a 4 heures
13 min de lecture

« La création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu. » (Rm 8,19)

Quand le soleil brille, tout notre être le ressent. En hiver, nous apprécions d’être au coin du feu ou dans la douceur d’une maison chauffée. Au printemps, un rayon de soleil nous fait oublier la morsure du froid.

Mais même quand les corps sont réchauffés, beaucoup de cœurs restent dans le froid de la solitude, de la maladie et de la souffrance morale. Beaucoup de personnes attendent une présence alors qu’elles traversent des situations difficiles.

Quand nous écoutons les victimes de sinistres, ce qui les touche le plus n’est pas seulement ce qui leur est donné, mais aussi la main tendue, le voisin qui les écoute, les accueille et les aide.

Ce monde, où chacun court après « l’avoir », a oublié que l’essentiel est « l’être ». De sa naissance jusqu’à son dernier souffle, l’être humain, créé à l’image de Dieu, cherche l’amour. Il a besoin d’être aimé en vérité. Jésus nous révèle pleinement cet amour, et pourtant bien peu le connaissent.

Nous qui avons reçu la grâce de faire sa rencontre sommes appelés à le révéler au monde. Mais bien souvent, nous sommes tièdes au lieu d’être brûlants d’amour pour les autres. Nous laissons nos craintes nous arrêter. Ne cherchons pas d’excuses pour justifier notre manque de zèle et ne pensons pas que la tiédeur soit anodine. Dans l’Apocalypse, le Christ avertit l’Église de Laodicée :

« Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche. » (Ap 3,16)

Demandons-nous plutôt : pourquoi ne brûlons-nous pas d’amour comme Jésus ? Comment entrer dans une vie renouvelée par un cœur brûlant d’amour pour les autres ?

Nous devons changer dans les profondeurs de notre être, comme l’ont fait les disciples et les saints. Pour cela, il est essentiel de faire grandir en nous l’amour :

  • en nous approchant de sa source, la Miséricorde Divine ;

  • en accueillant l’Esprit Saint ;

  • en devenant des disciples missionnaires.


1. S’approcher de la source de la miséricorde

Nous ne pouvons pas redonner ce que nous n’avons pas reçu, ou ce que nous n’avons accueilli que trop petitement. Quand je veux offrir un cadeau, je vais d’abord me procurer ce cadeau ou réunir le nécessaire pour le créer. Il en va de même de notre vie spirituelle. Si je ne m’approche pas du cœur de Dieu, dans l’intimité de son amour, par la prière, l’oraison, l’écoute de sa Parole et les sacrements, j’agirai seulement selon mon cœur et mes propres forces.

Les disciples d’Emmaüs étaient seuls et abattus lorsqu’ils rentraient chez eux. Sur le chemin, Jésus les a rejoints, comme il nous a un jour personnellement touchés. Il a parlé à leur cœur, leur a expliqué les Écritures, a ouvert leur intelligence spirituelle aux réalités de Dieu et les a fait entrer dans l’espérance.

Lorsqu’il a disparu à leurs regards, ils ont réalisé que leur cœur brûlait alors qu’ils étaient en sa compagnie :

« Ils se dirent l’un à l’autre : “Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ?” À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. » (Luc 24,32-33)

C’est avec ce cœur brûlant qu’ils se mettent en route pour annoncer Jésus ressuscité.

Jésus nous enseigne que la prière précède l’action et que les actes de compassion accompagnent l’annonce de la Parole. Avant de choisir les Douze, il passe la nuit à prier ; ensuite, il va vers la multitude qui attend sa guérison :

« En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. Le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze auxquels il donna le nom d’Apôtres. »

Plus loin, Luc rapporte :

« Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. » (Luc 6,12-13.19)

Même si, dans nos cœurs, nous désirons servir Dieu, si nous ne prenons pas le temps de la prière, de la rencontre et du renouvellement de notre intelligence par l’Esprit, nos actions n’auront pas l’impact que nous espérons. Prier n’est pas perdre du temps. Bien au contraire, c’est en gagner. Jésus, qui connaît les cœurs, nous inspire les attitudes justes, les mots qui relèvent et l’audace nécessaire pour aller au-delà de nos capacités humaines.

Mère Teresa de Calcutta, dont nous connaissons les œuvres de miséricorde, rappelait que nos prières doivent jaillir d’un cœur rempli d’amour, avec vénération, confiance, simplicité et douceur. Elle invitait à laisser l’amour de Dieu prendre pleinement possession de notre cœur, jusqu’à devenir comme une seconde nature, et à apprendre à prier chaque jour, partout et à tout moment :

« Nos prières devraient être faites de mots brûlants, jaillissant de la fournaise de nos cœurs remplis d’amour. Dans tes prières, adresse-toi à Dieu avec grande vénération et grande confiance. Ne traîne pas, ne te précipite pas ; ne crie pas, ne t’abandonne pas au mutisme ; mais avec dévotion, avec une grande douceur, en toute simplicité, sans aucune affectation, offre ta louange à Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.Une fois enfin, laisse l’amour de Dieu prendre entièrement et absolument possession de ton cœur, et laisse cet amour devenir dans ton cœur sa seconde nature ; ne permets pas à ton cœur que rien de contraire à cela ne pénètre en lui ; laisse-le s’appliquer continuellement à la croissance de cet amour en cherchant à plaire à Dieu en toute chose, en ne lui refusant rien ; laisse-le accepter tout ce qui lui arrive comme venant de la main de Dieu ; fais qu’il soit fermement déterminé à ne jamais commettre volontairement ou consciemment aucune faute – ou, s’il y échoue, laisse-le s’humilier et apprendre à se relever dans l’instant. Alors, un tel cœur priera continuellement. Si vous cherchez Dieu et ne savez pas par où commencer, apprenez à prier et efforcez-vous à prier chaque jour. Vous pouvez prier n’importe où, à n’importe quel moment. »

Dans ce temps de prière, demandons chaque jour à l’Esprit Saint de nous accompagner dans notre quotidien :

« Combien plus le Père du ciel donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent ! » (Luc 11,13)

2. Dans le feu de l’Esprit

Le cri des personnes qui souffrent peut être silencieux. Mais, pour un cœur à l’écoute, l’Esprit Saint fait tressaillir les entrailles de miséricorde. Il ouvre nos yeux sur les souffrances autour de nous et nous invite à devenir, pour ceux qui souffrent, des témoins de la présence de Dieu : une présence qui adoucit la douleur et conduit parfois à la guérison en Jésus. Ils attendent une chaleur qui puisse les rejoindre.

« Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Luc 12,49)

Jésus désire voir ce feu allumé. Sa parole nous conduit aussi à penser au feu de l’Esprit Saint : lumière, purification et puissance de transformation. Le feu rassemble autour d’un repas, réchauffe une maison, éclaire dans la nuit et, comme le feu de la forge ou du verrier, rend possible une création nouvelle. Au temps de Jésus, il était présent dans chaque foyer ; ses disciples comprenaient donc immédiatement sa force symbolique.

Jésus nous demande d’accueillir l’Esprit Saint comme un feu dans la maison de notre cœur, afin qu’il rayonne autour de nous. Ce feu ne passe pas inaperçu lorsque nous nous laissons conduire vers les autres : il nous rend disponibles pour témoigner, servir, prier et accompagner ceux que Dieu place sur notre chemin.

Il nous appartient de l’alimenter dans le cœur à cœur de notre prière personnelle, dans les sacrements et dans la prière fraternelle des groupes et des fraternités de prière. Nous sommes aussi appelés à nous laisser enseigner, comme les disciples, par la Parole, par les frères et sœurs que Dieu met sur notre chemin, par les prêtres, ainsi que par les enseignements de l’Église et les écrits des saints.

Il n’est pas bon d’être un chrétien isolé : nous sommes l’Église. Jésus envoie ses disciples deux par deux ; il les rassemble, puis rejoint les foules. L’Esprit Saint nous est donné pour notre édification, pour celle de nos frères et sœurs dans l’Église et pour partager autour de nous les grâces que nous avons reçues.

Tous, nous avons reçu gratuitement ce feu pour qu’il soit actif dans notre prière comme dans nos actes.


3. L’Esprit Saint pour la mission

L’intercession prophétique

Chaque intercesseur qui écoute l’Esprit et proclame la Parole selon la volonté de Dieu peut devenir un feu ardent au milieu de ce monde. Nous sommes appelés à une intercession miséricordieuse. La Parole de Dieu proclamée avec foi apporte sa lumière et nous ouvre à sa puissance.

Questions de discernement : Quelle est ma ferveur dans la prière ? Ai-je confiance que Dieu m’entend ? Est-ce que je demeure fidèle dans l’intercession, même lorsque je n’en vois pas encore les fruits ? Jésus nous dit :

« Si vous avez la foi et si vous ne doutez pas, vous ne ferez pas seulement ce que j’ai fait au figuier ; vous pourrez même dire à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, et cela se produira. Tout ce que vous demanderez dans votre prière avec foi, vous l’obtiendrez. » (Mathieu 21,21-22)

Même diminués physiquement par la maladie ou la vieillesse, nous pouvons demeurer des combattants dans la foi par notre intercession. Saint Paul nous dit que l’Esprit Saint « intercède pour nous par des gémissements inexprimables » (Rm 8,26). Cette prière ouvre notre cœur aux besoins des autres, dans la confiance que Dieu écoute et agit. Il ne s’agit pas de « convaincre » Dieu de faire quelque chose, mais de coopérer avec sa volonté, en devenant des instruments de son amour.

Mes grands-mères priaient tous les jours pour les autres. Ma grand-mère paternelle, qui a vécu 103 ans, se disait parfois devenue inutile. Je lui ai dit combien elle était précieuse, car sa prière avait beaucoup de prix. Toutes deux étaient des vigiles dans la foi, par leur prière.

N’attendons pas de ne pouvoir rien faire d’autre pour prier pour les autres. Entrons dès maintenant dans ce véritable ministère. Soyons des soldats du Seigneur par notre intercession. Le monde a tant besoin de veilleurs sur les murailles. Ne nous laissons pas arrêter par ce qui nous semble des échecs. Ne nous effrayons pas des obstacles que nous rencontrons.

Nous devons entrer dans le kairos, le temps de Dieu. Si je prie avec foi pour le salut d’une personne, je ne dois pas m’enfermer dans ce que je vois aujourd’hui, mais demeurer dans la confiance : rien n’échappe à la miséricorde de Dieu.

Prions pour la guérison, la libération, la paix, la vie : c’est une œuvre de compassion. Mais prions surtout pour que le nom de Dieu soit connu, loué et glorifié. Prions pour que les personnes accueillent son salut. Même quand je ne vois pas encore de réponse, je crois que ma prière portée par la foi n’est jamais vaine. Jésus est venu sauver ce qui était perdu. Les ouvriers du Royaume œuvrent avant tout pour que les personnes entrent dans la grâce de miséricorde qui leur est donnée en Jésus.

Intercédons pour que la création tout entière se réconcilie avec le Père. C’est là notre espérance. Écoutons la voix de Dieu et intercédons pour ce qu’il nous confie. Il nous choisit pour être des voix qui crient dans le désert et proclament sa gloire au cœur du monde.

Lorsque nous proclamons sa grâce et ses bénédictions selon son dessein, nos paroles peuvent devenir des instruments de sa Parole au cœur de ce monde.

Sainte Faustine nous invite à nous tourner vers la miséricorde de Jésus : « Aucune prière n’est perdue, même un soupir d’amour peut sauver une âme. »

Ayons un cœur brûlant d’amour, ardent dans l’intercession, pour que la miséricorde de Dieu se répande dans les cœurs. Contribuons à l’œuvre du salut par notre intercession prophétique.


Les œuvres de miséricorde dans ma vie

Simon, simple pêcheur, a répondu à l’appel de Jésus. Il a connu des élans de zèle et des moments de faiblesse, mais, dans la puissance de l’Esprit Saint reçu à la Pentecôte, il est devenu le rocher de l’Église.

Chaque chrétien qui vit à l’écoute de l’Esprit Saint peut reconnaître l’œuvre de Dieu dans sa vie. Le feu de l’Esprit fait naître en nous l’homme nouveau, habité par Dieu et fortifié par sa puissance. Il nous éclaire, nous fortifie, nous sanctifie et fait grandir en nous l’humilité et la compassion.

Quand nous laissons l’amour du Christ nous transformer, nous désirons voir son œuvre de miséricorde se répandre autour de nous : dans nos familles, nos églises, notre société, notre pays et le monde. Nous désirons porter sa chaleur là où règne la froideur de l’indifférence. Il fait de nous des témoins ardents de son amour.

Nous sommes sauvés par grâce en Jésus. Cette grâce est appelée à porter du fruit dans nos vies : nos œuvres de miséricorde manifestent l’amour qui grandit dans nos cœurs. Un chrétien conscient de son identité devient témoin, missionnaire, aimant envers ses frères et passionné pour le Seigneur.

Quand le Seigneur s’adresse à l’Église, à ceux qui le connaissent et l’ont choisi, il appelle à la ferveur, à la conversion et à l’écoute de l’Esprit :

« Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant. Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche. […]Moi, tous ceux que j’aime, je leur montre leurs fautes, et je les corrige. Eh bien, sois fervent et convertis-toi.Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi.Le vainqueur, je lui donnerai de siéger avec moi sur mon Trône, comme moi-même, après ma victoire, j’ai siégé avec mon Père sur son Trône.Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises. » (Apocalypse 3,15-16.19-22)

Reprenons ensemble cette Parole, car il me semble important de comprendre cette exhortation.

Le Seigneur regarde nos actions. Nos actions sont guidées par ce qui habite notre cœur. C’est pourquoi nous devons accepter d’être corrigés par les lumières que l’Esprit nous donne. Jésus dit :

« L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? » (Luc 6,45-46)

Jésus nous demande d’aimer notre prochain comme nous-mêmes. Comment dire que nous aimons Jésus sans prendre soin de ceux qu’il aime ? Selon ce que nous sommes, ce que nous avons vécu et les grâces reçues, il nous demande d’être le feu qui réchauffe autour de nous.

Quand j’ai rencontré Jésus, des personnes ont été présentes pour me parler, m’accompagner et me faire découvrir l’amour du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. À mon tour, je suis appelée à répandre ce feu d’amour.

Questions pour un examen de cœur :

  • Pour qui est-ce que je travaille ?

  • Quel est mon investissement pour le Royaume de Dieu ?

  • Quelle place est-ce que je donne au Seigneur dans ma vie ?

  • Est-ce que je me laisse toucher par la misère qui m’entoure et me déplacer dans mes habitudes pour servir le Seigneur ?

Si je vis dans l’amour de Dieu, je ne peux pas rester dans l’indifférence. Cet amour crie en mon cœur :

« Regarde ! Entends ! Vois la souffrance de mon peuple! » 

L’Esprit nous pousse et soupire après la réalisation de l’œuvre de salut en nous et à travers nous.

N’étouffons pas ce feu. Ne cherchons pas d’excuses pour ne pas agir. Retournons sans cesse vers le Père dans l’intimité du cœur, afin qu’il nous montre le rêve à réaliser, avec la puissance de l’Esprit, pour contribuer à sa gloire. Acceptons de faire le premier pas : il nous montrera ensuite le chemin. Il y a une place pour chacun de nous dans l’œuvre de Dieu, selon la grâce qui nous est propre.

L’Église est appelée à agir avec foi auprès des malades, des prisonniers, des cœurs brisés, des jeunes, des personnes âgées et isolées, et de ceux qui luttent contre les addictions ou vivent dans l’oppression. De nombreux services et ministères existent ; au cœur de ceux-ci, une place nous attend.

« L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les Anciens en fonction dans l’Église : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur. Cette prière inspirée par la foi sauvera le malade : le Seigneur le relèvera et, s’il a commis des péchés, il recevra le pardon. » (Jc 5,14-15)

Jésus est envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, rendre la vue aux aveugles, remettre en liberté les opprimés et annoncer une année favorable accordée par le Seigneur (cfr. Lc 4,18-21).

Jésus nous a enseigné à prendre soin des autres comme nous le ferions pour lui : à le voir dans celui qui a faim, qui souffre ou qui se trouve en prison. Il nous appelle à devenir semblables à lui dans notre manière d’aimer les plus petits. Il nous dit qu’il se laisse rencontrer en chacun d’eux :

« Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !”Alors les justes lui répondront : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu… ?” Et le Roi leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.” […] Il leur répondra : “Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.” » (Mt 25,32-45)

Si je refuse d’être transformée dans mon intelligence et dans mes actes, si je ne me laisse pas conduire par l’Esprit vers les autres avec compassion, je m’éloigne de l’amour du Père miséricordieux. Nous sommes sauvés par grâce, et Jésus nous demande de devenir témoins de cette grâce reçue.

Il nous promet que tout est possible par sa grâce, avec l’Esprit Saint. Pour cela, notre « oui » doit être total : non pas un « oui, mais… », mais un vrai « oui » qui soumet, par amour, notre volonté à celle du Père.


Si vous désirez faire grandir ce feu dans votre vie et apprendre à écouter l’Esprit Saint pour la mission, rejoignez l’École prophétique internationale 2026-2027 d’EMMAUS COM avec 14 orateurs d'exception! Les enseignements, la prière et les ateliers en petits groupes vous accompagneront dans ce chemin de discernement et de service. Même si la première soirée a déjà eu lieu, vous pouvez encore commencer le parcours. Inscrivez-vous dès maintenant et venez avancer avec nous !


Seigneur, réveille en nous le feu de ton amour et fais de nous des témoins ardents de ta miséricorde.

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