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METTRE SA FACE

  • il y a 3 heures
  • 4 min de lecture

La responsabilité des disciples du Christ


Nous vivons dans une époque où beaucoup regardent, commentent, analysent et critiquent. Peu, en revanche, acceptent de s’engager personnellement. Cette réalité touche aussi les chrétiens.


Beaucoup admirent Jésus. Beaucoup apprécient l’Évangile. Beaucoup fréquentent l’Église. Mais être disciple du Christ signifie davantage que croire certaines vérités ou pratiquer une religion. Cela signifie participer activement à la mission que Jésus a confiée à son Église.


Depuis deux mille ans, l’Évangile se répand grâce à des hommes et des femmes qui ont accepté de sortir de l’anonymat pour mettre leur face, leur temps, leur réputation et leur vie au service du Royaume de Dieu.


C’est pourquoi les paroles du pape François résonnent avec une force particulière :


« Le drame de la vie n’est pas de perdre la face, mais de ne pas y mettre sa face. »

Ces mots touchent le cœur même de la vocation chrétienne.


1. L’omission de secours spirituel


Dans nos sociétés, la loi prévoit un délit appelé non-assistance à la personne en danger. Lorsqu’une personne est gravement blessée au bord de la route, personne n’a le droit moral de passer son chemin en faisant semblant de ne rien voir. Chacun a le devoir d’agir ou, au minimum, d’appeler les secours.


Imaginez une scène dramatique. Un homme gît au sol après un accident. Des dizaines de voitures ralentissent. Les conducteurs regardent. Ils commentent. Ils observent. Mais personne ne s’arrête. Personne ne fait le nécessaire pour sauver cette vie. Nous serions tous scandalisés.


Pourtant, quelque chose de semblable se produit chaque jour sur le plan spirituel: des millions de personnes vivent loin de Dieu. Beaucoup sont prisonnières de la peur, de la solitude, des addictions, du découragement ou du désespoir. D’autres cherchent un sens à leur existence sans jamais avoir rencontré véritablement Jésus-Christ.


Et nous, qui avons reçu la grâce de la foi, risquons parfois de passer notre chemin.

Non parce que nous sommes mauvais. Mais parce que nous sommes devenus confortables. Nous avons transformé la foi en une affaire privée. Nous avons réduit le christianisme à quelques pratiques religieuses destinées à nourrir notre propre vie spirituelle.


Nous participons à la messe. Nous prions. Nous recevons les sacrements. Mais trop souvent, tout s’arrête là. Nous tombons alors dans un christianisme du dimanche, centré apparemment sur Dieu mais souvent replié sur nous-mêmes.


Or Jésus ne nous a pas sauvés pour que nous gardions son amour pour nous seuls.

Il nous a envoyés vers les autres.

« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16,15).

L’évangélisation n’est pas réservée à quelques spécialistes. Elle est une responsabilité baptismale. Évangéliser, c’est aimer suffisamment son prochain pour ne pas rester indifférent à son éloignement de Dieu.


C’est une véritable forme de secours spirituel !


2. Le christianisme est un événement qui nous implique


Pourquoi devrions-nous mettre notre face ?


Parce que le christianisme n’est pas d’abord une philosophie, une morale ou une idéologie religieuse. Le christianisme est avant tout un événement.


Le cardinal Giacomo Biffi l’avait exprimé avec une clarté prophétique :

« Le christianisme – à la différence de toutes les autres visions religieuses, philosophiques ou éthiques – est avant tout un événement : l’événement du Fils de Dieu qui se fait homme, meurt sur la croix, ressuscite et nous implique, si nous acceptons de nous laisser impliquer, dans cette histoire de mort, de résurrection, de vie totalement transformée dès cette terre et de vie éternelle. »

Voilà la différence fondamentale. Le christianisme n’est pas seulement un enseignement.


C’est la rencontre avec une personne vivante : Jésus-Christ ressuscité.

Il ne vient pas simplement nous informer.

Il vient nous transformer.

Il ne vient pas seulement nous parler du salut.

Il vient nous associer à son œuvre de salut.


La foi chrétienne consiste à accueillir cet événement et à se laisser bouleverser par lui. Abraham, Moïse, Marie, Pierre, Paul et tous les saints ont accepté d’être impliqués dans le projet de Dieu. Ils n’ont pas été de simples observateurs. Ils ont répondu à l’appel.


Aujourd’hui encore, le Christ continue de chercher des disciples prêts à faire de même.


3. Mettre sa face pour l’Évangile


Mettre sa face signifie assumer publiquement Son identité chrétienne.


Cela signifie ne pas avoir honte du Christ. Cela signifie témoigner de l’Évangile dans sa famille, son travail, ses amitiés, ses engagements et même sur les réseaux sociaux. Cela signifie passer du statut de consommateur de contenus spirituels à celui de disciple missionnaire.


Notre monde n’a pas besoin de davantage de spectateurs.

Il a besoin de témoins.

Il a besoin d’hommes et de femmes capables de montrer que Jésus est vivant.

Il a besoin de croyants qui prient, mais aussi qui annoncent.


Qui adorent, mais aussi qui servent. Qui aiment l’Église, mais aussi qui portent l’Évangile dans les périphéries humaines et spirituelles de notre temps.


C’est pourquoi EMMAUS COM propose les Masterclass de Transformation Missionnaire, des parcours de formation humaine, spirituelle et charismatique destinés à former des disciples capables d’évangéliser dans la puissance de l’Esprit Saint.


Et pour ceux qui désirent aller plus loin, il est possible de rejoindre ou de fonder une Fraternité Charismatique de la Miséricorde, une petite communauté missionnaire où l’on vit la prière, la formation, la fraternité et l’évangélisation.


Le pape François nous rappelait :

« Le drame de la vie n’est pas de perdre la face, mais de ne pas y mettre sa face. »

Alors la question demeure :

Face à un monde qui a besoin du Christ, suis-je spectateur ou témoin ?

Suis-je assis dans les tribunes ou suis-je descendu sur le terrain ?

Suis-je en train de passer mon chemin ou de m’arrêter pour apporter un secours spirituel à ceux que Dieu place sur ma route ?


Car le monde n’a pas besoin de nouveaux commentateurs du christianisme.

Il a besoin de disciples.

Il a besoin de témoins.

Il a besoin d’hommes et de femmes qui aient le courage de dire :


« Seigneur, me voici. Compte sur moi. »

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