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Dieu m’a libéré et je danse ma vie !

Le témoignage de Axelle Forestier après une soirée d'évangélisation à Quimperlé avec p. Baldo Alagna et Gilbert Honorine d'Emmaus COM

Je voudrais témoigner de ce que le Seigneur a fait pour moi à la suite de la soirée de guérison du vendredi 5 avril 2024 à Quimperlé. Dieu m’a totalement libéré et racheté ; je suis à Lui. Mais pour comprendre cette grâce, il faut que je raconte mon histoire. Je suis arrivée au monde dans une famille avec une sœur de 6 ans mon ainée, un père et une mère. Jusque-là, je bénis le Seigneur de m’avoir donnée une cellule familiale complète. Cependant, j’ai grandi dans ce foyer qui était dépourvu d’amour. Mes parents n’ont eux-mêmes, pas reçu l’amour nécessaire pour se construire. Alors, je grandis dans un environnement où aimer inconditionnellement, être regardée, être choyée, être reconnue, n’existe pas. La vie quotidienne se déroule à l’image d’une longue liste d’obligation pour être une bonne « fille » ; réaliser les tâches listées en amont par les parents, ne pas faire de bruits, éviter de s’exprimer et s’occuper le plus sagement possible pour ne pas déranger mes parents qui travaillent beaucoup. Quand mon père rentre du travail, ma mère nous martèle : « au garde à vous » pour éviter de faire monter la colère, la fatigue et l’impatience de mes parents. Mon père est très absent car en plus de son activité professionnelle énergivore, il passe son temps libre dans des associations. Ma mère, souffrant de l’absence de mon père, s’est abandonnée dans une relation fusionnelle avec ma sœur. Le dimanche, le pire jour de la semaine pour moi, on me traine à l’église car ma mère et ma sœur font parti de la chorale et je dois subir leur prestation vocale qui édifie leur égo. Je n’aime pas la messe, il n’y a que des cheveux blancs, je ne comprends pas bien ce qui se passe. Cela étant, nous rentrons à la maison. A l’issue du déjeuner passé en silence devant la télévision, notre père nous demande de ranger et nettoyer car « il y a la sieste cochonne ». Nous sommes spectatrices indirectes de la vie intime de nos parents par ces mots qui sont d’une grande violence pour moi. C’est le seul témoignage que j’ai au quotidien de l’amour ; ma mère se « déguise » avec des tenues à dentelle transparente et semble faire son travail d’épouse. A 6 ans, je les surpris par inadvertance. Dans ma tête d’enfant, je me suis dit « C’est cela l’Amour ? » ; et me voila embarquée dans une sordide aventure de recherche de satisfaction physique. J’entraine dans cette ronde mortifère mon petit voisin et ma cousine. Car je n’ai qu’un désir, aimer et être aimée. Mais, je n’avais que l’expérience familiale comme repères. Alors, sans m’en rendre compte, je me suis salie. Etrangement, plus je compromets mon être, plus mes parents manifestent librement leur sexualité. Après le départ de ma sœur en études supérieures, la machine s’est enraillée, mes parents s’introduisent même dans ma chambre pour leur jeu sexuel. Avec le recul, dans cette tragique histoire, ce qui a été le plus difficile a restauré, c’est la dignité bafouée. A côté de cet aspect charnel inadapté, mon père est très dur et autoritaire. Je n’ai pas un seul souvenir de moment de joie, d’amour gratuit avec lui. Il est le père fouettard qui distribue les corrections. J’ai peur de lui. Ma mère est dépressive chronique, ma sœur joue le rôle du clown pour créer une ambiance festive. Elle n’a pas le temps de s’occuper de moi car elle a trop de travail, me dit-elle. Elle corrige mes écarts de conduite avec un martinet. J’ère avec mon chien dans le jardin, dans cette maison perdue au milieu d’une zone artisanale. A l’école, ce n’est pas très concluant. Malgré le fait que je sois une bonne élève, je suis inadaptée socialement et deviens la cible parfaite. Je n’ai pas d’amis. Les années ont passé et j’ai fait le grand écart entre le néant et la vie. J’ai compromis ma dignité dans la débauche, le manque de chasteté, le manque de respect de la vie avec un avortement. Mais finalement, ce qui est merveilleux, c’est de voir que Dieu est le seul créateur de chemin de vie dans la mort. J’étais morte, en perte de sens, avec des idées noires, mal dans ma peau. Mais le désir d’aimer et d’être aimé ne m’a jamais quittée. Ce désir a été le point de départ de ma rencontre avec Dieu. Il a fallu que j’attende de fêter mes 34 ans pour comprendre avec mon cœur, que j’étais aimée du Père. Il m’a libérée de mon esclavage, car j’étais esclave de mon histoire. Il a restauré ma dignité et il m’aime de manière inconditionnelle : « Il nous a choisi avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus-Christ » Ephésiens 1, 4-5. Le Seigneur est un gentleman avec moi. Il a pris le temps de se mettre à mon rythme, à ma hauteur, de penser les blessures qui m’handicapaient. Il a commencé par mettre sur mon chemin de belles personnes, animées de leur foi. Il m’a laissée aller en eaux profondes pour que je puisse prendre la mesure de mon péché. Petit à petit, le Seigneur se manifeste à moi car je me mouille ; je grandis dans cette alliance d’Amour en faisant de vrais actes de foi. Lors du temps pascal de cette année, j’ai abandonné les supplications et les lamentations pour me redresser. J’ai porté la responsabilité de mes péchés que j’ai déposé sur la croix. J’ai compris alors que j’étais dépendante de Dieu. Je ne suis rien sans Lui car il est l’essence même de mon existence. J’ai découvert que la liberté totale et entière résidait dans ce doux abandon à Dieu, à l’Amour. J’ai pris position pour n’appartenir qu’à Lui. J’ai pris position sur ma vie, je me suis redressée pour marcher avec Lui. Je suis enfant de Dieu, je suis dans la vie. En Dieu, je sais qui je suis. Lors de cette soirée de guérison à Quimperlé, je suis totalement sortie des eaux profondes pour pouvoir marcher sur l’eau avec Lui. Il a restauré mon être tout entier, à briser les dernières chaines de mon oppression, m’a libéré de mon joug. Il a transfiguré mon être de l’intérieur, comme une grosse douche, pour me laver entièrement, me purifier. Il m’a rejoint pour toucher mon cœur, mon être et mon âme pour pouvoir les reconnecter à Lui.

A l’issue de cette soirée, j’ai éprouvé une grande joie, une grande paix. Ma vie est la même mais elle a pris plus de hauteur. Le quotidien, les contrariétés, les gens pénibles, les illusions brisées, ma petite personne … tout est passé sous la douche d’Amour. Tout prend un autre aspect, a une nouvelle compréhension, a un nouveau regard. Je ne me sens plus menacée ; je peux aller de l’avant, Dieu pourvoit à tout. Et je sais qu’il est là, avec moi et en moi. Il m’aime tellement qu’il a porté ma souffrance, mon péché sur la croix pour me libérer de la mort et me faire renaitre à la vie. Alléluia ! Je suis ressuscité, j’ai vaincu la mort grâce à Lui. Je suis née d’en haut ! (Jean 3, 7). Avec lui, je danse ma vie !

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